~ Le Discours Eschatologique Chez René Girard : «Achever Clausewitz», «L’Apocalypse peut être douce» ~

René Girard aborde ici l’œuvre de Carl von Clausewitz (1780-1831), stratège prussien auteur du De la guerre. Ce traité inachevé a été étudié par de nombreux militaires, hommes politiques ou philosophes. On en a retenu un axiome essentiel : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. » Clausewitz aurait pensé que les gouvernements pouvaient faire taire les armes.

Mais le succès de cette formule témoigne d’un refus de voir la nouveauté du traité. Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de « duel », d’« action réciproque » ou de « montée aux extrêmes » désignent un mécanisme implacable, qui s’est depuis imposé comme l’unique loi de l’histoire. Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins.

René Girard - Je suis apocalyptique


René Girard : «L’Apocalypse peut être douce»

Le rôle de la violence dans l’histoire

 

Rémi Brague (à gauche) et René Girard (à droite) : une discussion sur le rôle de la violence dans l’histoire. (Jean-Christophe Marmara/Le Figaro)

Dans «Achever Clausewitz», René Girard interprète la pensée du grand philosophe de la guerre à la lumière de ses conceptions sur le caractère mimétique de la violence. Une vision discutée par Rémi Brague, auteur récent de « La Loi de Dieu », ouvrage où il compare les trois grandes religions du Livre.

 

LE FIGARO. - René Girard, qu’entendez-vous par « achever » Clausewitz?

 

 

René GIRARD. - Clausewitz a commencé son grand livre, De la guerre, à la fin du règne de Napoléon et il y a travaillé jusqu’à sa mort. En trente ans, il n’a pas réussi à le terminer. 

 Achever Clausewitz, c’est donc essayer de penser le livre dans sa totalité. Un politologue aussi prestigieux que Raymond Aron l’avait fait dans son propre livre : Penser la guerre, Clausewitz, paru en 1976. Pour ma part, j’ai découvert Clausewitz dans une édition américaine et j’ai été frappé par le terme de « montée aux extrêmes » qu’il utilise concernant les rapports guerriers. Cette formule dément l’humanisme des Lumières qui suggère que les rapports normaux entre les hommes sont un peu comme ceux des boules de billard : leur action est prévisible, purement rationnelle. Or Clausewitz, qui est pourtant un homme des Lumières, va mettre en évidence ce qui est implicite dans les rapports humains quand ils deviennent hostiles. Il nous dit des choses fondamentales sur cette loi de l’imitation qui nourrit l’emballement guerrier et peut mener au pire.


 

Rémi BRAGUE. - Je crois qu’Aron était encore plus homme des Lumières que Clausewitz. Ce qui explique qu’il a mis l’accent sur tout ce qui, chez Clausewitz, pouvait rendre les conflits les plus feutrés possibles, les plus maîtrisés.

Je crois qu’il avait la nostalgie de cette époque où l’on croyait que la raison était la faculté décisive. Mais ce que vous montrez, c’est que le rationalisme a ses limites et que les hommes sont aussi des êtres dominés par leur affectivité.


 

René GIRARD. - Aron croyait aussi que nous étions entrés dans une ère où les moyens de destruction étaient démesurés, mais il pensait que nous étions assez raisonnables pour ne pas nous en servir.

 Aujourd’hui, il serait peut-être obligé de constater l’échec de la politique de l’Occident qui n’a pas réussi à empêcher la prolifération des armes atomiques, comme on le voit avec l’Iran. Ce que Clausewitz a dit au fond sur la « montée aux extrêmes », où le pire peut se produire à travers une violence non maîtrisable, se poursuit donc à mes yeux. C’est la loi même de l’histoire.

 

 

Le Figaro : Vous dites que l’oeuvre de Clausewitz est une des « clés de l’intelligibilité du conflit franco-allemand ». Qu’entendez-vous par là ?

 

René GIRARD. - L’oeuvre de Clausewitz est révélatrice de ce que j’appelle un conflit de type mimétique. La France et l’Allemagne veulent la même chose : dominer l’Europe. Après la mort de Charlemagne, ses deux petits-fils, Charles le Chauve et Louis Le Germanique, vont commencer la guerre de jumeaux qui va marquer l’histoire de l’Europe jusqu’à prendre une forme virulente après la victoire de Napoléon à Iéna en 1806 et le réarmement de la Prusse qui mènera aux trois guerres que nous connaissons. C’est pour cela que le geste de réconciliation entre de Gaulle et Adenauer, en 1963 à Reims, est si important.

 

Rémi BRAGUE. - Ce que vous appelez « la rivalité mimétique » franco-allemande a eu aussi des effets amusants. Pierre Gaxotte faisait remarquer que ce que l’on aimait stigmatiser à travers le « Boche », à savoir le Prussien raide et militarisé, etc., provenait sans doute de nos huguenots calvinistes.

 Car le regard que les Français portaient sur les Allemands avant la révocation de l’édit de Nantes était différent : l’Allemand était vu plutôt comme un bon vivant, bonhomme tranquille en bonnet de nuit (le fameux Michel), pas très malin. Et puis, à un moment, cela se retourne et l’on voit se former l’image du militaire dur et rigide. On retrouve ces deux images dans toutes les transpositions littéraires de la guerre de 1870, chez Daudet et Maupassant par exemple, avec, d’un côté, le Prussien blond et froid et, de l’autre, le « gros barbu roux » qui représente le Bavarois...



René GIRARD. - Ce qu’il y a de fascinant dans les relations entre les peuples, ce sont les projections : chacun voyant l’autre comme il voudrait qu’il soit. Par exemple, ce que les Français ont dit des Allemands après la guerre de 1870, les Allemands l’avaient dit des Français.

 Que leur langue était dure et rébarbative, faite pour le commandement militaire ! Dans son livre, Clausewitz écrit même ceci : « La France est la nation guerrière par excellence.» On croit rêver.

 

Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse

 

 

~ Eschatologie ou le discours sur la fin des temps ~

 

L'eschatologie (du grec ἔσχατος / eschatos, « dernier », et λόγος / lógos, « parole », « étude ») est le discours sur la fin des temps. Il relève de la théologie et de la philosophie en lien avec les derniers temps, les derniers événements de l’histoire du monde ou l’ultime destinée du genre humain, couramment appelée la « fin du monde ». Dans de nombreuses religions, celle-ci est un événement futur prophétisé dans les textes sacrés ou le folklore. Plus largement, l’eschatologie peut embrasser des concepts qui sont liés tels que celui de Messie ou des temps messianiques, l’après-vie et l’âme.


La plupart des religions monothéistes ont des doctrines qui affirment que des membres « choisis » ou « dignes » de la seule vraie foi seront « épargnés » ou « délivrés » du jugement et de la colère de Dieu à venir. Ils seront envoyés au paradis avant, pendant, ou après ces derniers, en fonction du scénario des temps de la fin qu’elles retiennent.

L'eschatologie cosmique s'occupe de la fin des temps, parfois du Jugement dernier, de la résurrection. Quant à l'eschatologie individuelle, elle traite de la vie après la mort, de la destinée de l'âme post mortem (qui prend diverses formes : séjour dans l'Hadès des Grecs ou dans le Sheol des juifs, réincarnation, etc.).


 

~ Eschatologie ou le discours sur la fin des temps - Le Portail du Judaïsme ~


L’eschatologie (étude de la fin des temps) selon les trois religions monothéistes est un sujet complexe et très intéressant qui nous aide à mieux comprendre l’Histoire ainsi que l’actualité, notamment en ce qui concerne Israel et le Moyen-Orient. Des gens comme Bush ou Ahmadinejad pour ne citer qu’eux ont pris de nombreuses décisions politiques influencées par leurs croyances sur la fin des temps et la venue de leur « messie ».

Ce sujet s’axe sur trois point essentiels:

- La venue d’un Messie dont parle les 3 religions monothéistes: le Messie selon les chrétiens, Mashiah selon les Juifs, et le Mahdi selon les musulmans.

- La venue de l’Antéchrist selon les Chrétiens et du Dajjal selon les Musulmans. Le Judaisme n’évoque pas un tel cas de figure.

- Une guerre finale extrèmement violente: Armageddon (la guerre de Gog et Magog), guerre totale qui rassemblera les armées du monde entier et qui aura lieu en Israel. Là aussi, les 3 religions monothéistes en parlent. Essayons d’y voir plus clair :

 


~ Eschatologie ou le discours sur la fin des temps - LE PORTAIL CATHOLIQUE ~

 

 
Ce site présente, dans la fidélité au Magistère de l'Église catholique, les avancées les plus récentes de la théologie catholique sur les Fins dernières. Il aborde de manière simple les trois thèmes: la fin individuelle, la fin des générations, la fin du monde.


~ Eschatologie ou le discours sur la fin des temps En Islam ~


 

L'anarchie Et L'anomie

Ni Dieu Ni Maître Ni Ordre Moral !!!

 


Je vais tenter d'expliquer la différence entre l'anarchie et l'anomie, parce que beaucoup de personnes ne savent pas vraiment c'est quoi,...

L'anarchieL'ordre sans le pouvoir.

L'anomieLe désordre le plus total.

 

 


Nous sommes tous bien d'accord que l'anarchie c'est l'ordre sans le pouvoir. Les anarchistes sont donc contre le pouvoir politique et voie un société d'ordre mais sans pouvoir ni autorité. Mais sans pouvoir (sans roi, sans polititien, sans ministre,...) ce serai le desordre le plus total. Par conséquent l'anarchie mène à l'anomie puisque sans pouvoir, il n'y aurai donc plus personne qui dirigerai notre monde et donc ce serai le "bordel le plus total". De plus, il faudrait que tout le monde soit anarchiste pour que cet idéologie marche (société dans laquel personne n'aurait de pouvoir et ou tout le monde aurai la même place et la même valeur).

 

 

 

Les anarchistes sont contre la violence et donc pour la paix et si tout les hommes (être humain) serai comme eux et aurai leur idéologie (leur façon d'envisagé et de voir les chose), le monde pourrai tourné sans pouvoir et dans la paix. Dans le cas contraire, si tout le monde aurai une façon différentes de pensé qu'eux (ce qui est le cas), ce serai la guerre.

 

 

 

ANARCHIE ET ANOMIE

         Alain PESSIN
Le désir imprévisible

 

 

L'histoire tout entière de l'anarchie est faite de dérapages du désir. Aujourd'hui encore les libertaires sont nécessairement mis en demeure, par eux-mêmes, dans leur exercice constant de définition de soi, de clarifier leur rapport avec des évènements et des personnages qui donnent au mouvement son bagage le plus spectaculaire, mais dont la signification politique et morale est pour le moins problématique.

Comment vivre avec Netchaiev, ce météore russe venu glisser la perversion morale dans la stratégie révolutionnaire, et surtout comment admettre et comprendre la violente séduction qu'il exerça, ne fut-ce qu'un instant, sur Bakounine lui-même? Comment faire place à Ravachol, dont les exactions de droit commun furent moins approximatives que les bombes, et comment rendre compte de la complaisance de quelques-uns qui glorifièrent en lui une sorte de nouveau Christ? Comment partager le désespoir d'Emile Henry qui se voulut, le 12 février 1894, le meurtrier du peuple? Comment croire que l'anarchie ait pu dériver jusqu'à voir dans le hold-up un raccourci vers le bonheur, comme l'illustra pourtant la bande à Bonnot?



 

Il est inutile de prolonger une liste de ce genre. Le mouvement libertaire n'en finit pas de tenter de raisonner de tels faits, c'est-à-dire d'élaborer pour lui-même à leur égard une proposition rationnelle, afin de les chasser, ou de les réintégrer, s'il se peut, à la cohérence d'un projet collectif. Une telle clarification garde, depuis un siècle, un même caractère d'urgence. Car l'image générale de l'anarchisme, qu'elle soit produite par ses détracteurs ou véhiculée par des commentateurs superficiels, se réduit couramment aux figures du poseur de bombes, du bandit tragique, ou de la caricature démoniaque du révolutionnaire. Mais il est vrai aussi que l'esprit anarchiste complique toujours un peu les choses, qui critique sévèrement de telles trajectoires indiscutablement marginales, mais revendique en même temps et toujours une participation au scandale, par provocation, par sa recherche constante de la formulation la plus abrupte de son altérité, par l'extrémisme de sa révolte qui le pousse dans l'idée, quelque peu paradoxale, que s'il n'en est jamais l'auteur, il est toujours capable du pire.

To Be Continued ...

 

 

A Suivre ...

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