«désenchantement» du monde (Entzauberung) : de Christoph Martin Wieland à Marcel Gauchet en Passant par Max Weber ...

«Dans la mémoire des Français, le XVIIe siècle joue un peu le rôle d'une référence par rapport à laquelle on juge tout le reste, comme, avant le classicisme, on jugeait tout par rapport à l'antiquité. Cela tient peut-être au fait que ; par rapport aux siècles qui l'on précédé, il inaugure les temps modernes. Mais on peut croire aussi qu'en dépit des luttes qui ont marqué son histoire il évoque la pensée d'une certaine cohésion : l'approche, par différentes avenues, d'un commun idéal de perfection. Le désenchantement de la fin du règne, c'est un peu le sentiment qu'on est arrivé au but, que le chemin ne va pas plus loin. Pour aller de l'avant il a fallu inventer d'autres préoccupations et une autre manière. En un mot, il a fallu se révolter contre le «grand siècle». Ses meilleures qualités lui ont attiré autant de rancune que d'admiration. Comme les bons maîtres, il instruit et il irrite, il donne le moyen et l'envie de faire autre chose. Est-ce une raison suffisante pour ne le voir - comme il arrive trop souvent - que dans ce rôle de père noble ou de Mentor ? En vérité, c'est lui faire payer un peu cher le mérite, singulier dans l'histoire de nos lettres, d'avoir su aller au bout de son talent.» (J.-CI. Tournand, Introduction à la vie littéraire du XIIe siècle, Bordas, 1970.) A la lumière de ces lignes, vous vous demanderez s'il est bon de se référer au XVIIe siècle classique comme à un idéal de perfection.

 

L'expression "désenchantement du monde" renvoie, dans son sens strict, à un phénomène social : le recul des croyances religieuses ou magiques comme mode d’explication des phénomènes. Dans une acception plus large, l'expression recouvre le sentiment diffus d'une perte de sens, voire d'un déclin des valeurs censées participer à l'unité harmonique du monde des hommes (religion, idéaux politiques et moraux, etc.). Suivant les auteurs, le désenchantement peut être connoté positivement comme une sortie du monde de la superstition, ou bien négativement comme constituant une rupture avec un passé harmonieux.

 Origine de l'expression

L'expression, dont la paternité est attribuée au sociologue allemand Max Weber, a une histoire lointaine qui prend sa source dans la littérature. L'idée de « monde enchanté » renvoie en effet à l'espace du conte, c'est-à-dire à un monde dans lequel la magie et le surnaturel sont régulièrement présents. Parler de désenchantement, cela suppose de faire le constat d'une disparition d'un monde enchanté. Les premiers à utiliser l'expression de désenchantement estimaient que l'entrée dans le monde moderne n'était pas seulement un progrès mais également la destruction d'une harmonie séculaire. On retrouve une telle posture chez les Antilumières et, au XIXe siècle, dans le rejet de la modernité par le Romantisme, rejet qui s'accompagne du regret d'un paradis perdu. On peut voir dans la Philosophie des Lumières un des acteurs du désenchantement : le projet rationnaliste qui consistait à « déniaiser le peuple » (l'expression est de Voltaire) s'est voulu un combat contre l'obscurantisme et la superstition, souvent associées au rôle d'éducateur assumé par la religion sous l'Ancien Régime. Mais ce n'est qu'au vingtième siècle que l'expression de « désenchantement du monde », en partie vidée de son contenu polémique, entre dans le vocabulaire des sciences humaines. Les travaux de Max Weber puis, plus tard, en France, ceux de Marcel Gauchet, posent les bases d'une réflexion sociologique et philosophique sur la question. Popularisée par les sciences humaines et par leurs relais médiatiques, l'expression est progressivement passée dans le vocabulaire courant.

Cette histoire plurielle doit être prise en compte dans toute tentative de compréhension, même critique : le « désenchantement du monde » est un phénomène complexe qui se situe au croisement de plusieurs domaines de la culture (littérature, philosophie, sociologie, religion, etc.).


Dès origines à Aujourd'hui : Le Désenchantement du Monde


  • désenchantement : Le sociologue Max Weber, au début du XXième siècle, affirme que le judéo-christianisme a préparé un monde sécularisé pour les hommes. Chez les peuples de l'Antiquité, la nature est sacrée, peuplée d'esprits. Avec l'idée d'une création unique, absolue par Dieu, tout cela disparaît: le christianisme désenchante le monde, le préparant ainsi à la maîtrise technique, à la froide connaissance scientifique et à l'exploitation économique.
  • monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.

 

 

  • Pour le philosophe et sociologue allemand Max Weber, la science galiléenne a désenchanté le monde dans lequel nous vivons:

    "L'intellectualisation et la rationalisation croissantes ne signifient donc nullement une connaissance générale croissante des conditions dans lesquelles nous vivons. Elles signifient bien plutôt que nous savons ou que nous croyons qu'à chaque instant nous pourrions, pourvu seulement que nous le voulions, nous prouver qu'il n'existe en principe aucune puissance mystérieuse et imprévisible qui interfère dans le cours de la vie; bref que nous pouvons maîtriser toute chose par la prévision. Mais cela revient à désenchanter le monde. Il ne s'agit plus pour nous, comme pour le sauvage qui croit à l'existence de ces puissances, de faire appel à des moyens magiques en vue de maîtriser les esprits ou de les implorer mais de recourir à la technique et à la prévision". 
    Max Weber,«Le métier et la vocation de savant» (1919) Le savant et le politique 10/18, 1959

Le Processus de Rationalisation chez Max Weber

Françoise Mazuir

 

Thème 1 : Le processus de rationalisation chez WEBER

  

Plan

Introduction

 I-  Le désenchantement du monde

II - La rationalisation de la société

III - Les limites de l’analyse

 

Introduction

Pour Max Weber, la rationalité est une valeur caractéristique de la modernité. Elle oriente l’action de l’homme moderne : la science, le capitalisme, l’Etat et la bureaucratie en sont les manifestations.

I- Le désenchantement du monde

1- la science

Selon Weber, c’est la raison, qui, la première, a participé au désenchantement du monde en substituant une pensée rationaliste aux représentations magiques ou religieuses du monde.

Il existe, pour lui, deux sortes d’actions rationnelles :

- la rationalité par rapport à des fins

- la rationalité par rapport à des valeurs.

Ces deux formes de rationalité ont en commun d’être réfléchies et non pas dictées par l’émotion ou la soumission aveugle à une tradition.

Alors que le sacré imprégnait tous les actes de la vie sociale dans les sociétés traditionnelles, avec  la modernité il cède la place à la science qui, selon Weber désenchante le monde. Il se produit alors un déclin de la pensée magique au profit de formes de pensée rationalistes. De ce fait, les rapports sociaux s’en trouvent modifiés et l’on parle de leur rationalisation.

2- le capitalisme

Weber montre alors que la rationalité est le trait le plus marquant du capitalisme. En effet, selon lui, l’esprit du capitalisme se caractérise par la recherche du profit et par l’accumulation du capital, au moyen d’une organisation rationnelle du travail et de la production, ainsi que d’une gestion rigoureuse. I

Selon Weber, le capitalisme s’est d’abord développé dans des pays protestants. Et même dans les pays où capitalistes et protestants cohabitaient, il a remarqué que ces derniers disposaient d’une plus grande fortune que les premiers.

Il explique alors cette corrélation par la congruence entre les valeurs du capitalisme et celles de l’éthique protestante. Selon Calvin, responsable de la 2° réforme, l’homme est prédestiné dès sa naissance à être sauvé ou condamné à l’enfer. L’anxiété des calvinistes les conduit à adopter une vie laborieuse et austère en recherchant dans la réussite matérielle des signes de l’élection divine.

Ainsi, le comportement des protestants se trouve en conformité avec l’esprit du capitalisme dont il va favoriser l’essor : leur conduite est rationnelle, entièrement tournée vers le salut divin. Leurs valeurs sont les mêmes que celles du capitalisme: ardeur au travail, conduite ascétique (pas de gaspillage, aucun luxe) qui favorisent l'épargne et l'accumulation du capital.

 M. WEBER parle alors d'« affinités électives ». Selon lui, c’est donc l’expansion du capitalisme qui explique comment se sont répandues les valeurs modernes de rationalité et d’efficacité qui se sont substituées aux valeurs traditionnelles de la noblesse comme l' honneur, la dignité, le rang social.


II- La rationalisation de la société

1- La rationalité et l’Etat

M. WEBER voit dans la rationalisation des activités sociales une des grandes tendances des sociétés modernes. L’action rationnelle tournée vers un but utilitaire ou vers des valeurs y a remplacé l’action traditionnelle rattachée à la coutume ou l’action affective guidée par les passions.

Selon Weber, l’Etat moderne exerce une domination légale-rationnelle, dont la légitimité repose sur l’autorité impersonnelle de la loi. En effet la rationalisation des rapports sociaux a substitué la légitimité légale-rationnelle aux formes de légitimités traditionnelle et charismatique. Cette rationalisation revêt les caractères suivants :

  l’autonomisation : les activités sociales se libèrent de l’emprise de la religion et de la tradition.
 la spécialisation : chacun à sa place exerce une fonction particulière qui complète celles des autres
 l’universalisation, c’est-à-dire que les mêmes règles de droit s’imposent à tous et remplacent les coutumes locales,
 la formalisation ou la dépersonnalisation : les relations se dégagent de l’affectif et deviennent impersonnelles

L’Etat devient dès lors, l’instrument d’une domination bureaucratique.

2- La bureaucratie

La bureaucratisation des institutions est un trait essentiel des sociétés modernes. Max Weber a défini la bureaucratie comme un idéal-type réunissant des caractéristiques telles que :

 les fonctionnaires sont qualifiés, compétents et disciplinés
 ils occupent une fonction précise dont ils ne sont pas propriétaires

leur pouvoir respecte une réglementation impersonnelle

et enfin  la carrière des agents est réglée selon des critères objectifs (qualification, ancienneté ).

La bureaucratie dispose donc d’une légitimité légale-rationnelle. Mais elle n’est pas réservée aux administrations publiques, elle concerne aussi toutes les grandes organisations de la société civile : entreprises, partis politiques, syndicats, armée, associations, ordres religieux... car dans toutes ces organisations les tâches sont spécialisées, réglementées et attribuées selon des compétences.

Selon Max Weber, la bureaucratie est donc le mode de fonctionnement typique des grandes organisations modernes qui allie efficacité, spécialisation et continuité des tâches, autonomie par rapport aux individus et soumission aux règlements.

III- Les limites de l’analyse

Certains auteurs ont contesté l’efficacité de la bureaucratie :

- R.K.Merton qui pense qu’elle n’est pas aussi souple que nécessaire dans certaines situations, et qui l’accuse de privilégier le formalisme et le ritualisme dans l'application des règles au détriment du service des administrés.

- M.Crozier  qui pense qu’il peut y avoir des conflits de pouvoir contraires à la coopération au sein des organisations bureaucratiques entraînant l’isolement des fonctionnaireset des rétentions d'information de la part de certains d'entre eux qui cherchent à se rendent ainsi indispensables.


Mme SODAIGUI, professeur de Sciences Economiques et Sociales

 

~ La religion est-elle encore l'opium du peuple ? ~

Marcel Gauchet, Olivier Roy, Paul Thibaud


 


La religion incite-t-elle à la fuite hors du monde ? Est-elle une drogue qui égare et endort ou une interpellation, un commandement éthique et politique ? Que voulait dire Karl Marx lorsqu'il la définissait comme un opium ? Alain Houziaux s'interroge sur la pensée de Marx et se demande quelle est sa pertinence aujourd'hui.
Pour Paul Thibaud, le politique et le religieux sont actuellement confrontés à la même crise. Olivier Roy rapproche L'intégrisme musulman du fondamentalisme chrétien. Enfin, pour Marcel Gauchet, la conscience religieuse a son importance pour la démocratie de demain ...


Religion, hiérarchie, individu, autonomie, progrès, histoire

Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde, Gallimard, 1985
Une histoire politique de la religion

 "Au sein d'un univers posé comme ultimement un, la pensée répond à une logique du multiple ; alors que dans un univers partagé entre présence et absence surgit une pensée gouvernée par la visée de l'un", p48
    La sociologie mène à tout. Ainsi cette histoire de la religion se prétend sociologique ce qui est l'occasion de révéler à quel point la position du sociologue est intenable. Comme si on pouvait parler scientifiquement de la religion, sous prétexte qu'on en aurait fini avec ses mirages. Cela faisait bien rire Kojève qui remarquait qu'on pouvait toujours interpréter sociologiquement le discours du sociologue à mesure même qu'il prétend atteindre une vérité objective. Ainsi, la puissance de l'analyse mise en place pour analyser le déclin de la religion épouse à la fin l'idéologie la plus datée, celle des années 80 d'une fin des idéologies, de l'administration des choses et d'une démocratie réduite au marché, se donnant ainsi comme récit fondateur. Il y a une délectation savante dans la justification d'une sorte de fin de l'histoire sous la forme d'un changement infini qui ne sort pas de la passion du même pour nous faire accepter l'inacceptable et justifier l'injustifiable. La réfutation de cet individualisme infantile et irresponsable ne tarde pas à s'imposer dans toutes sortes de dépendances dont témoigne la "fatigue d'être soi" (Alain Ehrenberg), la dépression de l'individu autonome, incertain et insuffisant, ne pouvant trouver en lui-même son fondement. Il semble que l'écologie puisse donner une autre issue à notre autonomie dans un projet d'avenir.

    Sans avoir aucune faiblesse envers la visée idéologique de justification du libéralisme individualiste, on peut reconnaître la force de la logique mise en place dans la décomposition du religieux, tout en constatant la reproduction de sa fonction première de répétition. En effet, s'il s'agit bien ici d'expliquer l'invasion moderne du changement, c'est, malgré toutes sortes de dénégations, sous la forme de sa permanence assurant la consistance de l'Etre (institution, procédure), d'un flux éternel, du "mauvais infini" qui est simple prolongation du passé, plutôt que sous la forme de négations successives, de renversements de situations, de ruptures, de bifurcations, d'une dialectique des sujets enfin qu'aucune institution ne peut contenir car ils peuvent effectivement transformer le monde.

    Reste que ce livre nous permet de penser la hiérarchie comme intermédiaire entre l'unité (le holisme) des sociétés originaires et l'individualisme moderne, plutôt que de s'en tenir à l'opposition de Louis Dumont entre hiérarchie et individualisme. Il nous donne aussi une vision plus juste du rapport à la nature s'inversant dans le monothéisme et des fondements religieux de l'économicisme. Ce n'est pas une raison pour accepter cette métaphysique intenable comme une fatalité, comme si l'unité planétaire ne pouvait reprendre ses droits hors de la religion comme de la réduction de l'individu à une abstraction vide, isolée de toute dépendance sociale.

     


    La passion des origines 
    Les religions originaires sont activement dévouées à la répétition du passé, d'un temps des origines hors de notre portée et simplement reçu. C'est un principe extrêmement stable et satisfaisant, une conception unitaire du monde bien que séparé radicalement de l'origine comme le présent du passé. Ce paradis perdu de la répétition du même qu'on appelle le sous-développement ne résulte pas d'un déficit mais d'un effort renouvelé quotidiennement derestauration de l'originel. Comme pour David S. Landes, le facteur culturel est donc bien déterminant dans le développement économique. Le paradoxe c'est que loin d'être étranger à cette passion de l'immobile, c'est par l'appel à l'originel encore que le changement va s'imposer comme histoire et progrès alors que l'idéologie du changement elle-même célèbre une répétition infinie de notre quotidien. Nous vivons toujours dans l'immanence d'un éternel retour et du cycle des saisons. La liberté n'a pas de sens dans ce monde où il s'agit d'occuper sa place en conformité au Cosmos, à un éternel passé.

    ~ Marcel Gauchet - Le Désenchantement du Monde" ~


    L'expression "Désenchantement du Monde" renvoie, dans son sens strict, à un phénomène social : le recul des croyances religieuses ou magiques comme mode d’explication des phénomènes. Dans une acception plus large, l'expression recouvre le sentiment diffus d'une perte de sens, voire d'un déclin des valeurs censées participer à l'unité harmonique du monde des hommes (religion, idéaux politiques et moraux, etc.). Suivant les auteurs, le désenchantement peut être connoté positivement comme une sortie du monde de la superstition, ou bien négativement comme constituant une rupture avec un passé harmonieux.
    Cette sécularisation (ou « désenchantement du monde ») ne signifie pas la fin des croyances privées personnelles, mais que désormais la religion ne structure plus la société, elle n'en est plus le principe d'organisation ou de légitimité. «Autour des années 1970, nous avons été soustraits sans nous en rendre compte à la force d’attraction qui continuait à nous tenir dans l’orbite du divin», écrit Marcel Gauchet dans La religion dans la démocratie (Gallimard, 2000) ... etc


    Plus les dieux sont grands, plus l'homme est libre 


 

LE DERNIER CHASSEUR DE SORCIERES 


James Morrow
Traduit de l'Anglais par Philippe Rouard


À la fin du XVIIe siècle, Isaac Newton achève l'écriture d'un ouvrage révolutionnaire les Principes mathématiques de le philosophe naturelle. Mais le livre ne se contente pas de cette seule gloire et prétend à une vie propre dans laquelle il se fait narrateur. C'est ainsi que cette bible des sciences naturalistes nous conte avec esprit et passion l'histoire de Jennet, l'une de ses plus ferventes lectrices. Initiée par sa tante Isobel aux travaux du grand savant, elle n'a que douze ans lorsqu'elle voit cette dernière accusée de sorcellerie et condamnée au bûcher. Révoltée par une telle injustice, Jennet décide de consacrer sa vie à combattre l'obscurantisme. 
Un cocktail détonant d'érudition et de fantaisie, une irrésistible relecture de notre histoire philosophique.


 

Depuis Max Weber on le sait, la science a désenchanté le monde. Nous ne faisons plus appel, comme le firent les hommes jusqu’au Moyen-âge, à des moyens magiques afin de maîtriser des esprits ou de les implorer. Nous recourons à des techniques et des prévisions. Cela s’appelle, l’intellectualisation.

Voilà précisément de quoi traite ce roman de James Morrow traduit en 2003, et publié au Diable Vauvert, puis en poche chez 10/18.

Diplômé d’Harvard, James Morrow, durant ses études supérieures littéraires, a été particulièrement impressionné par sa découverte de Camus et Voltaire. Ce n’est donc pas un hasard s’il présente un goût acéré pour le roman philosophique et satirique, et aime à se considérer comme un « pèlerin ironique ».

 

DE LA CITÉ IDÉALE À LA VILLE UTOPIQUE OU LE DÉSENCHANTEMENT DU MONDE

PHILIPPE CARDINALI

 

Mort ou renaissance du sacré?

Jean Martucci

 

Il y a plus d'un arguments en faveur de la mort du sacré, mais comme celui-ci ne peut pas mourrir, il faudra bien que le monde contemporain trouve de nouvelles formes, plus concrètes, pour exprimer sa foi.

Mort ou renaissance du sacré? La question peut inviter à un simple constat. Elle revient alors à se demander si nous assistons, de nos jours, à une mort ou à une renaissance du sacré. Mais elle peut tout aussi bien appeler à faire connaître un projet. Elle revient alors à se demander s'il faut vouloir la mort ou la renaissance du sacré. De toute façon, avant de risquer une réponse-constat et, puisque l'ambivalence de la question le veut, une réponse-projet, il convient de s'entendre sur ce dont on parle, et une délimitation du vocabulaire s'impose. D'où les trois parties de cet exposé: le vocabulaire, une réponse-constat, une réponse-projet.

 

 

à suivre ...

to be continued ...

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