Habermas et Ratzinger: la dialectique de la sécularisation

Habermas et Ratzinger: la dialectique de la sécularisation



Je n'ai pas connaissance de ce débat entre Ratzinger et Habermas. Pour le parte majeure je suis d'accord avec Ratzinger sur la potential destructive d'une technologie subalterne à la domination de la raison instrumental - sans parler de l'alienation et la solitud atomistique qu'on voit dans tous les environs du monde aujourd'hui. C'est résulte en partie à l'internet où nous trouvons nous-mêmes maintenant.
Peut-etre les barricades de Mai 1968 furent le final grande éruption avant la domination total de l'homme pour les formes nouvelles de cette domination.
Habermas et tout l'ecole de Frankfurt eux-mêmes ont été toujours entre l'avant garde de ces qui a ont engagés en la critique des nouvelles formes caractéristiques du réglementation de la raison instrumental en le service des formes administratives du neocapitalisme.
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10.10.2007
Rencontre Habermas - Ratzinger de janvier 2004
Avant qu'il devienne pape pour l'un, alors que son étoile philosopique déclinait sous la critique pour l'autre, ils ont repris une vieille question passionnante en janvier 2004 à Munich: est-ce qu'une société démocratique a un fondement qui la dépasse? Une telle société peut-elle se contenter d'être pluraliste et, pour le reste, rationnaliste?

Une traduction française de cet échange a été publiée dans la revue Esprit de juillet 2004. C'est aride, mais ça vaut le détour (philosophique).

L'un et l'autre déclarent que la place prise par les mécanismes du "marché" a fort perturbé les relations humaines, oblitérant le principe de partage pour le remplacer par celui de la relation marchande, c'est-à-dire fondamentalement égoïste (à ce propos, Habermas dit notamment: "le marché et la puissance de l'administration refoulent de plus en plus hors des mondes vécus la solidarité"; de fait, la solidarité est devenue un mécanisme administratif, avec des guichets et des tampons, mais plus de contact humain).

Voici une phrase de chacun:

Habermas pour le respect mutuel: "Quand les citoyens sécularisés assument leur rôle politique, ils n'ont le droit ni de dénier à des images religieuses du monde un potentiel de vérité présent en elles ni de contester à leurs concitoyens croyants le droit d'apporter, dans un langage religieux, leur contribution aux débats publics".

Ratzinger, reconnaissant l'imperfection de la religion, mais invitant à ne pas s'arrêter là: "Nous avons vu qu'il y a des pathologies extrêmement dangereuses dans les religions: elles rendent nécessaires de considérer la ... raison comme une sorte d'organe de contrôle que la religion doit accepter comme un organe permanent de purification et de régulation ... Mais nos réflexions ont montré qu'il existe aussi des pathologies de la raison [par exemple] la bombe atomique et l'homme comme produit [référence notamment aux manipulations génétiques]... C'est pourquoi et en sens inverse, la raison aussi doit être rappelée à ses limites et apprendre une capacité d'écoute par rapport aux grandes traditions religieuses de l'humanité".

Manifestement, Ratzinger pense "être dans le vrai", il le dit avec une certaine fierté chevaleresque. Habermas aussi est très affirmatif, mais ce grand philosophe agnostique courbe l'échine avec reconnaissance face au phénomène religieux et aux lumières qu'il peut apporter à la complexité humaine. Des lumières que nous ne pouvons percevoir qu'imparfaitement. Comme dit la chanson: "Nothing is perfect!" en ce bas monde.

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