~ "La Symbolique du Mal" : Mal, Symbole, Justice, Hermeunetique, Temps ... et Altérité autour de Paul Ricoeur ~

"Faute de pouvoir atteindre une objectivité du type de la physique, l’historien doit prétendre à une "subjectivité de haut rang."

RICOEUR Paul : 1913-2005

« Nous attendons de l’histoire une certaine objectivité, l’objectivité qui lui convient: c’est de là que nous devons partir et non de l’autre terme. Or qu’attendons‑nous sous ce titre ? L’objectivité ici doit être prise en son sens épistémologique strict: est objectif ce que la pensée métho­dique a élaboré, mis en ordre, compris et ce qu’elle peut ainsi faire com­prendre. Cela est vrai des sciences physiques, des sciences biologiques; cela est vrai aussi de l’histoire. Nous attendons par conséquent de l’his­toire qu’elle fasse accéder le passé des sociétés humaines à cette dignité de l’objectivité. Cela ne veut pas dire que cette objectivité soit celle de la physique ou de la biologie: il y a autant de niveaux d’objectivité qu’il y a de comportements méthodiques. Nous attendons donc que l’histoire ajoute une nouvelle province à l’empire varié de l’objectivité. [Paul Ricœur, Histoire et Vérité, Ed. du Seuil, coll. Esprit, 1955, pp. 23‑24.]


Biographie : Qui est Paul Ricoeur ?

Par Noël Blandin

PAUL RICOEUR : LA SYMBOLIQUE DU MAL

 PAUL RICOEUR : LA SYMBOLIQUE DU MAL. Le mal en tant qu'il est, non pas simplement possible, mais réalisé, échappe à toute conceptualisation, il ne se dit que dans le langage de l'aveu ou du mythe. Dans ce langage, on trouve la symbolique élémentaire de la souillure, du péché et de la culpabilité: les propos par lesquels l'homme avoue ses fautes révèlent d'abord la hantise de la tache, puis la crainte résultant de la rupture de l'alliance avec Dieu, enfin, la conscience de celui qui sait avoir commis une faute.

Très tôt, Paul Ricoeur (1913-2005) s’affronte à la question de la religion, en particulier lorsqu’il s’attache à distinguer les manifestations du mal. Sa thèse soutient que dans les mythes religieux, l’humanité cherche à donner sens à l’énigme du mal ; souvent maladroitement, dans la mesure où les mythes ont recours à des explications plus ou moins fantastiques de l’origine du mal et où, pour innocenter les dieux, ils choisissent généralement d’accabler les hommes. Quel crédit accorder alors aux mythes et, plus généralement, au langage religieux ? Faut-il les interpréter, et si oui, comment ? D’ordinaire, les philosophes prennent ce langage à la lettre et, en conséquence, le rejettent comme un tissu de non-sens : la religion ne serait que déraison. Paul Ricoeur, au contraire, démontre que le langage religieux n’existe que dans le contexte de traditions historiques spécifiques. Ainsi, il plaide pour une raison élargie, enrichie par l’attention prêtée aux univers symboliques, dont ceux plus spécifiquement religieux. Entre la religion et la raison, estime-t-il, l’opposition cesse d’être radicale si on reconnaît le rôle des fictions, à travers la métaphore ou le récit ; deux formes littéraires auxquelles il n’a cessé de s’intéresser. Paul Ricoeur donne à la symbolique religieuse une légitimité plus éthique que théorique et souligne le rôle possible de la religion comme figuration de l’espérance, au service du courage d’exister.

PAUL  SYMBOLIQUE « Il est tout a fait remarquable qu'il n'existe pas d'autre langage que symbolique de la culpabilité : ce sera d'abord le langage très archaïque de la souillure, où le mal est appréhendé comme une tache, une flétrissure, donc comme un quelque chose de positif qui affecte du dehors et infecte. Ce symbolisme est absolument irréductible ; il est susceptible d'innombrables transpositions et reprises, dans des conceptions de moins en moins magiques : ainsi le prophète Isaïe évoque en ces termes la vision du temple : « Malheur à moi ! car je suis un homme aux lèvres impures et j'habite parmi un peuple aux lèvres impures ». Un homme moderne parle encore d'une réputation ternie ou d'une intention pure.

Mais il y a d'autres symboles du mal humain : les symboles de la déviation, de l'insurrection, de l'errance et de la perdition, qui apparaissent dans le contexte hébraïque de l'Alliance, mais qu'on retrouve dans l'hybris et dans l'hamartêma des Grecs. Ce sera encore le symbole de la captivité, que les Juifs ont tiré de l'expérience historique de la sujétion en Egypte et en liaison avec celui de l'Exode qui en retour symbolise toute délivrance.


Or il est tout à fait remarquable que ce symbolisme, que ces symbolismes, ne sont pas surajoutés à une prise de conscience du mal, mais sont le langage originaire et constituant de la confession des péchés. Ici le symbolisme est véritablement révélant : c'est le logos même d'un sentiment qui, sans lui, resterait vague, non explicité, incommunicable. Nous sommes en face d'un langage insubstituable. [Ricoeur, Philosophie de la volonté, II, 2, Aubier]

« Le mal, c’est ce qui est et ne devrait pas être, mais dont nous ne pouvons pas dire pourquoi cela est »

(« Le scandale du mal », Esprit, n°140-141, 1988, p. 62)

 

D’où le « défi » qu’il constitue pour la philosophie comme pour la théologie (M, 13). Ce défi sera d’autant plus redoutable qu’il aura pour origine non le mal commis dans la faute mais le mal subi dans la souffrance. Car l’un n’explique pas l’autre ; et la pensée du mal reste partagée ainsi entre la figure de l’homme coupable et celle de l’homme victime – « victime d’un mystère d’iniquité qui le rend digne de pitié autant que de colère » (SM, 477). Il existe, en effet, une souffrance « irréductible » (M, 44) et « injustifiable » (L2, 250-251). Elle consiste dans une « diminution de notre puissance d’exister » (« La souffrance n’est pas la douleur », Autrement, n°142, 1994, p. 59-60). Il s’agit moins, alors, de penser que d’agir : le mal n’est pas ce sur quoi l’on glose ; « c’est ce contre quoi on lutte » (« Le scandale du mal », op. cit., p. 60). Encore la lutte éthique et politique contre le mal rencontre-t-elle à son tour sa limite. Seuls demeurent alors la « timide espérance » et les prolongements qu’elle trouve dans des « expériences solitaires de sagesse » inspirées par les différentes religions du monde.

« Le symbole donne à penser »

 

 

Au plan d'une anthropologie transcendantale, l'idée de faillibilité représente la figure initiale du « cogito blessé ». La percée qu'effectuent L'homme faillible (1960) et La Symbolique du mal (1963) en direction d'une philosophie herméneutique est liée à la tentative d'introduire, dans le cercle de la réflexion, un long détour par les symboles et les mythes véhiculés par les grandes cultures. Au cogito réflexif qui se caractérise par le triple trait de l'immédiateté, de la transparence et de l'apodicticité, le cogito herméneutique, nécessairement blessé, oppose la médiation, l'opacité des symboles et l'attestation.

Ricœur entre en herméneutique par la porte étroite d'une méditation sur le langage de l'aveu de la faute, qui lui fait découvrir la possibilité, mais aussi la difficulté, d'une interprétation philosophique des symboles de la souillure, du péché et de la culpabilité, puis d'une typologie des grands mythes qui racontent comment le mal est entré en humanité : les mythes cosmologique, tragique, adamique, orphique.

Cette herméneutique a pour centre de gravité le symbole comme expression à double sens.

Philosophie du mal – Michel Puech

La symbolique du mal

 

1) Le mal comme mystère
Repartons de la position d’arrivée de Kant :
- le mal a une racine en nous, antérieure à tout choix effectif
- cette racine est inscrutable, nous devons nous la représenter comme un choix à la fois libre et intemporel
Bilan : le mal est un « mystère ».
Qu’est-ce qu’on peut faire face à un mystère ? Qu’est-ce qu’un mystère ?
Le mal est-il un scandale (au sens théologique, vu) ou un mystère au sens théologique (?), c’est-à dire quelque chose que l’on devrait « accepter » et « respecter »… Non.
Ce mystère invite à l’action, à être dépassé, interprété ®
Ricoeur : un travail symbolique, un travail herméneutique : « comprendre » mais pas dans le sens d’accepter ; donner un sens à ce qui n’en a pas, sans le justifier, le reprendre dans un discours qui permet de se reprendre…
Kant effectue un premier travail d’ « exploitation symbolique » à partir du mystère du mal :
· La symbolique kantienne de la conversion morale Kant, Religion…
- retour au bien : une conversion « intelligible », aussi incompréhensible que le mal radical lui-même, mais que nous devons supposer possible, et qui se manifestera ⇒ l’amélioration progressive doit être considérée, notamment par soi-même, comme un retour complet à la maxime bonne (= en la sortant de son déroulement temporel, exactement comme le choix initial mauvais)
- = de même que dans chaque action se ré-accomplit virtuellement le choix radical de la maxime mauvaise, peut s’y accomplir le « salut moral »
= une symbolique de l’effort moral, et notamment de l’éducation de soi par si comme chemin de sortie de la culpabilité
= pour le faire, il faut y croire ; comme c’est notre devoir de le faire, c’est notre devoir de le croire ; comme ce n’est pas un savoir, rationnel ou factuel, c’est bien une « croyance », un postulat, un mystère que nous devons accepter

2) Penser l’expérience du mal au travers d’une symbolique du mal (Paul Ricoeur)
Ce que l’expérience du mal nous apprend sur nous, et nous oblige à savoir de nous, même si nous nous le disons sous forme symbolique (la faillibilité)

LA SYMBOLIQUE DU MAL

L’AVEU ET L’ACCUSATION

ESSAIS D’HERMÉNEUTIQUE de PAUL RICOEUR


 

 

 

 La réflexion sur la symbolique du mal triomphe dans ce que nous appellerons désormais la vision éthique du mal

(P. Ricoeur)

INTRODUCTION

Dès la première ligne de son essai sur l’ « herméneutique des symboles[1] » Paul Ricoeur a précisé son intention : « esquisser une théorie générale du symbole à l’occasion d’un symbole précis ou plutôt d’un complexe déterminé de symboles : la symbolique du mal ». Quelle était, selon lui, l’opportunité de soulever le problème du symbole, maintenant et à cette période de l’histoire ?

« Une méditation sur les symboles survient à un certain moment de la réflexion, répond à une situation de la philosophie et peut être même de la culture moderne. Ce retour à l’archaïque, au nocturne et à l’onirique, qui est aussi un accès au point de naissance du langage, représente une tentative pour échapper aux difficultés du problème du point de départ…Il faut peut-être avoir éprouvé la déception qui s’attache à l’idée de philosophie sans présupposition pour accéder à la problématique qui va être évoquée. Au contraire des philosophies ‘de point de départ’, une méditation sur les symboles part du plein du langage et du sens toujours déjà là ; elle part du milieu du langage qui a déjà eu lieu et où tout a été dit d’une certaine façon ; elle veut être la pensée, non point sans présupposition, mais dans et avec toutes ses présuppositions. Pour elle, la première tâche n’est pas de commencer, c’est, du milieu de la parole, de se ressouvenir.

Mais, en opposant la problématique du symbole à la recherche cartésienne et husserlienne du ‘point de départ’, nous lions peut-être trop étroitement cette méditation à une étape bien précise du discours philosophique ; il faut [sans doute] voir plus large. Si nous soulevons le problème du symbole maintenant, à cette période de l’histoire, c’est en liaison avec certains traits de notre ‘modernité’ et pour riposter à cette modernité même. Le moment historique de la philosophie du symbole, c’est celui de l’oubli et aussi celui de la restauration : oubli des hiérophanies ; oubli des signes du Sacré ; perte de l’homme lui-même comme appartenant au Sacré. Cet oubli, nous le savons, est la contrepartie de la tâche grandiose de nourrir les hommes, de satisfaire les besoins en maîtrisant la nature par une technique planétaire. Et c’est l’obscure reconnaissance de cet oubli qui nous meut et nous aiguillonne à restaurer le langage intégral. C’est à l’époque même où notre langage se fait plus précis, plus univoque, plus technique en un mot, plus apte à ces formalisations intégrales qui s’appellent précisément logique symbolique [2], c’est à cette même époque du discours que nous voulons recharger notre langage, que nous voulons repartir du plein du langage. Or, cela aussi est un cadeau de la ‘modernité’, car nous sommes, nous modernes, les hommes de la philologie, de l’exégèse, de la phénoménologie, de la psychanalyse, de l’analyse du langage. Ainsi c’est la même époque qui développe la possibilité de vider le langage et celle de le remplir à nouveau. Ce n’est donc pas le regret des atlantides effondrées qui nous anime mais l’espoir d’une recréation du langage ; par delà le désert de la critique, nous voulons à nouveau être interpellés. »

 Pourquoi le symbole ?

C’est que « le symbole donne à penser » ; cette sentence qui a eu l’heur d’enchanter Paul Ricoeur dit, selon lui, deux choses : « le symbole donne ; je ne donne pas le sens ; c’est lui qui donne le sens ; mais ce qu’il donne, c’est « à penser », de quoi penser. A partir de la donation, la position ; la sentence suggère donc à la fois que tout est déjà dit en énigme et pourtant qu’il faut toujours tout commencer et recommencer dans la dimension du penser.

Pourquoi l’aveu et l’accusation dans la « symbolique du mal » ?

Parce qu’il s’agit de deux ‘expériences’ impliquées dans le mal :

– celle de l’aveu, c’est-à-dire celle de la conscience jugée ;

– celle de l’accusation, c’est-à-dire celle de la conscience jugeante.

Bien qu’elles aient été abordées en deux temps différents par Paul Ricoeur, il est apparu souhaitable de rassembler ici ces deux expériences consécutives au mal, afin de pouvoir éclairer le lecteur sur leur déroulement simultané, et, en conclusion, indiquer l’issue du conflit qui est engagé entre elles quand on cherche à extirper le mal comme intention impure.

Sont traités successivement, selon les textes de Paul Ricoeur ... :


L'Herméneutique Chez Paul Ricoeur

 

Outre de grands textes comme Le Conflit des interprétations et Du texte à l’action, Ricœur a rédigé divers essais et articles qui méritent d’être découverts ou redécouverts. Ils permettent de saisir sur le vif l’avancement de sa recherche à un moment donné. Plusieurs textes reprennent des analyses consacrées à la métaphore. D’autres permettent au philosophe de revenir sur ce qu’il appelle, après Bultmann, le « problème herméneutique », dont l’étude le conduira des symboles au texte, puis du texte à l’action - avec ses implications éthiques. On y voit aussi la capacité de Ricœur à s’interroger sur le devenir de l’herméneutique à partir de contributions peu connues du public francophone, ou encore à travers la confrontation avec la philosophie analytique. On ne saurait oublier, enfin, la contribution décisive à l’herméneutique biblique. Ricœur s’est penché en philosophe sur la littérature biblique (Ancien et Nouveau Testament). Plusieurs études magistrales rendent compte de cet effort, sans équivalent dans la philosophie française, pour penser des notions comme révélation, vérité, salut, mythe et raison, foi et histoire…Ce livre, préparé par Daniel Frey et Nicola Striker, est le second volume de la série « Écrits et conférences », publiée sous les auspices du Fonds Ricœur.

Décédé en 2005, Paul Ricœur était un des grands philosophes contemporains. Son œuvre a été, pour l’essentiel, publiée au Seuil.


 

En 2007, deux ans après le décès de Paul Ricœur, son livre inachevé Vivant jusqu’à la mort fut publié. Ces derniers fragments viennent clore une œuvre extrêmement riche. Sous une apparente hétérogénéité, un fil conducteur se fait jour. De Soi-même comme un autre jusqu’au traité Sur la traduction, le thème de la capacité et la philosophie de l’action prennent le pas sur la faillibilité.

Des philosophes de renom nous présentent de façon inédite cette thématique de l’homme capable, un être agissant et souffrant. Leurs études abordent sous des angles variés la question du soi éthique et de son rapport à l’autre, du soi politique et de l’identité collective, du soi herméneutique et du soi langagier, un être capable de dépasser les ruptures entre les langues et les cultures.

En soulignant différents degrés de capacités, ils nous montrent l’originalité de la pensée de Ricœur en dialogue avec l’histoire de la philosophie et ils poursuivent son questionnement.

Contributions de Jeffrey Andrew Barash, Gaëlle Fiasse, Jean Grondin, Richard Kearney, Johann Michel, Alain Thomasset.

Gaëlle Fiasse est professeur adjoint à l’Université McGill (Montréal). Ses travaux portent sur l’éthique (éthique grecque et philosophie contemporaine). Elle est l’auteur de L’autre et l’amitié chez Aristote et Paul Ricœur. Analyses éthiques et ontologiques. Elle enseigne la philosophie européenne contemporaine, la morale antique et l’éthique religieuse.

 

 

J'espère montrer, en effet, que la théorie du discours, à la différence de la théorie de la langue sans parleur, implique des facteurs qu'il faut bien appeler psychologiques : croyance, désir, engagement, etc., facteurs que nous réintroduirons peu à peu à leur place, à partir des aspects non psychologiques du discours. Plus largement le sens fondamental de message, de destinateur, de destinataire, implique quelque chose comme un ordre des intentions, que seule la réflexion transcendantale justifie.

Extrait du livre:
La science du langage se donne la communication comme le fait premier dont elle détermine les composantes, les facteurs et les fonctions. Et elle a raison de tenir la communication pour donnée : c'est un fait que les messages circulent ; le malentendu lui-même est un accident de parcours dans l'échange qui, d'une manière ou l'autre, a lieu. La communication est, à cet égard, le fait premier à partir duquel il y a quelque chose comme une science.

Autre est la position de la philosophie concernant la communication ; pour elle rien ne va de soi, mais tout fait énigme. Reprenons la phrase de Jakobson : le destinateur envoie un message au destinataire. Ce qui d'abord problématise la communication, c'est la constitution en dyade, en couple, des interlocuteurs, bref leur altérité. D'entrée de jeu, nous sommes sortis d'une situation de langage où il y aurait simplement langue, sans parleur ; le linguiste lui-même devrait s'étonner, puisque sa science est née précisément, à l'époque de Ferdinand de Saussure, de la mise entre parenthèses de la parole et de la considération de la langue à un niveau d'abstraction où la question «qui parle ?» ne se pose pas. La langue sans parleur, voilà le premier objet de la linguistique. La communication est un tout autre objet ; la phrase innocente de Jakobson nous a fait franchir d'un bond le seuil du discours (expression que je tiens provisoirement pour équivalente à celle de parole au sens saussurien) ; seules les expressions «procès linguistique», «acte de communication verbale» signalent ce seuil. Or, dès le seuil franchi, les protagonistes sont deux, sont autres.

 

 

 

Après Lectures 1, consacré à la pensée politique, et Lectures 2, une galerie de portraits où défilent les grandes figures de la pensée du XXe siècle, Lectures 3 s'aventure aux " frontières de la philosophie ". S'interrogeant tout d'abord sur le rôle de la philosophie de la religion dans les systèmes philosophiques de Kant et de Hegel, Paul Ricoeur est conduit à traverser L'Etoile de la Rédemption de Franz Rosenzweig et l'oeuvre d'Emmanuel Lévinas, méditation vigoureuse sur le " témoignage ". S'écartant progressivement du logos philosophique ou des pensées qui ont entrepris de le déborder, Paul Ricoeur traite ensuite du prophétisme, du tragique et du mal. Autant d'interrogations qui fragilisent la spéculation et résistent à une appréhension conceptuelle, invitant à relancer le travail de la pensée. Enfin, parallèlement à son oeuvre philosophique, Ricoeur a beaucoup lu et interprété la Bible, ce récit dont les " essais d'herméneutique " réunis ici montrent l'ampleur des réflexions qu'il suscite. Complément indispensable de Temps et Récit et de Soi-même comme un autre, Lectures 3 témoigne d'un autre " régime de la pensée " qui souligne l'importance de l'oeuvre de Paul Ricoeur.

Devenir capable, être reconnu
Paul Ricoeur*

PAUL RICŒUR : TEMPS ET RÉCIT

 

 

En Cours ... A Suivre ... To Be Continued ... InCha'Allah

 

 

~ Autres Liens Utiles ~

 

~ Paul Ricœur (27 février 1913, Valence - 20 mai 2005, Châtenay-Malabry) est un philosophe français qui développa la phénoménologie et l'herméneutique, en dialogue constant avec les sciences humaines et sociales. Il s'intéressa aussi à l'existentialisme chrétien et à la théologie protestante. Son œuvre est axée autour des concepts de sens, de subjectivité et de fonction heuristique de la fiction, notamment dans la littérature et l'histoire.

1* Paul Ricœur, une poétique de la morale: aux fondements d'une éthique ... Par Alain Thomasset :

http://books.google.fr/books?id=tqfqPemK yggC&pg=PA49&lpg=PA49&dq=Paul+Ricoeur+au +fondement+d%27une+%C3%A9thique&source=b l&ots=djgcHMWQCo&sig=4EXB-WB0Ecu4N9bPiav ocYSj7lY&hl=fr&ei=OeqxTYy9IY_a4gbN0fiEDA &sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2& ved=0CCMQ6AEwAQ#v=onepage&q&f=false

2* Paul Ricoeur : l'herméneutique à l'école de la phénoménologie :

http://books.google.fr/books?id=OqtuoOSg MOQC&pg=PA309&lpg=PA309&dq=c%C5%93ur+de+ Ricoeur&source=bl&ots=4QoZlu-Tx1&sig=OA9 eXBKMftq-E3gTnldtX1XBoBY&hl=fr&ei=JuixTZ 3sMpCJ4QaV6rD3Cw&sa=X&oi=book_result&ct= result&resnum=6&ved=0CDIQ6AEwBQ#v=onepag e&q&f=false

3* Paul Ricœur: l'itinérance du sens - Par Jean Greisch :

http://books.google.fr/books?id=TmKFf44T _w4C&pg=PA72&lpg=PA72&dq=c%C5%93ur+de+Ri coeur&source=bl&ots=0-e3hxc-Li&sig=YA-D3 rrrmHSFALEKA5XCoRLWwX8&hl=fr&ei=JuixTZ3s MpCJ4QaV6rD3Cw&sa=X&oi=book_result&ct=re sult&resnum=4&ved=0CCkQ6AEwAw#v=onepage& q&f=false

4* L'autre et l'amitié chez Aristote et Paul Ricoeur: analyses éthiques et ...


Par Gaëlle Fiasse : http://books.google.fr/books?id=_h_Iwxpn XtUC&pg=PA50&lpg=PA50&dq=c%C5%93ur+de+Ri coeur&source=bl&ots=nnsvB8fI45&sig=6GvTS 40mJHSbLyloZpo5-3pE9dw&hl=fr&ei=JuixTZ3s MpCJ4QaV6rD3Cw&sa=X&oi=book_result&ct=re sult&resnum=3&ved=0CCYQ6AEwAg#v=onepage& q&f=false

5* Le mal: un défi à la philosophie et à la théologie - Par Paul Ricoeur :

http://books.google.fr/books?id=qY0z057g sz4C&pg=PA7&lpg=PA7&dq=c%C5%93ur+de+Rico eur&source=bl&ots=Kwz302gGcw&sig=6IJGoLY Nrr-e1t0Wy6CoCUucjZ4&hl=fr&ei=JuixTZ3sMp CJ4QaV6rD3Cw&sa=X&oi=book_result&ct=resu lt&resnum=7&ved=0CDQQ6AEwBg#v=onepage&q& f=false

6* Paul Ricœur : La symbolique du mal - Archipope Philopolis :

http://www.archipope.net/article-2569810 8.html

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