Libye : Bernard-Henri Lévy missionné par plusieurs maires de France !

 

Le Sioniste Bernard-Henri Lévy en Lybie

Le sioniste Bernard-Henri Lévy annonce dans sa revue « La Règle du Jeu » se trouver, depuis samedi 28 Mai, à Misrata en Libye, sous prétexte d’apporter à cette ville assiégée par les forces de Kadhafi un message de soutien de plusieurs communes de France, dont Paris. Il est arrivé à Misrata « ce samedi 28 mai, par la mer, en provenance de Malte », indique La Règle du Jeu dans un communiqué. « Il est porteur d'une série de lettres de solidarité et de soutien émanant des maires de quelques-unes des plus grandes villes françaises », ajoute ce communiqué.

Dans son message, le maire de Strasbourg, Roland Riès, fait état de l'amitié de « la capitale européenne de la démocratie et des droits de l'homme » envers Misrata, tandis que le maire de Toulouse, Pierre Cohen, promet une « initiative de rapprochement », par exemple sous forme « d'un jumelage ». Le maire de Lyon, Gérard Collomb, propose, lui, « la signature d'un protocole officiel de solidarité et d'amitié » avec la ville libyenne. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, annonce de son côté à la population de Misrata que la capitale française lui apportera « dès que ce sera possible, et dans la perspective de sa reconstruction, son soutien ». « Je veux vous transmettre avec force la solidarité de tous les démocrates de France, qui partagent votre combat et admirent votre courage », écrit Martine Aubry, maire de Lille et également chef du Parti socialiste français. 

« Tous ces messages ont été remis par Bernard-Henri Lévy, ce dimanche 29 mai, au Conseil municipal de transition de la ville de Misrata, réuni en séance extraordinaire », indique la revue de l'écrivain. « Le Président français Nicolas Sarkozy et Martine Aubry pour une fois d'accord, il n'y avait que vous, citoyens de Misrata, qui pouviez accomplir ce prodige », a plaisanté Bernard-Henri Lévy à l'issue de la séance, selon des propos également rapportés par La Règle du Jeu.

Et tandis que BHL fanfaronne à Misrata, les bombardements de l’OTAN se poursuivent et ont tué onze civils à Zliten, dans la région de Wadi Kaam (Est de Tripoli), a indiqué l'agence officielle libyenne Jana. « Des sites civils et militaires dans la région de Wadi Kaam, à Zliten, ont été la cible lundi 30 mai de raids de l'agresseur colonialiste croisé », a indiqué Jana, ajoutant que « onze martyrs sont tombés et un certain nombre de personnes ont été blessées ». L’agence, qui cite une source militaire, a indiqué par ailleurs que la ville d'Al-Jafra, à 600 km au sud de Tripoli, a été « à nouveau lundi la cible de raids ». L'OTAN dirige, depuis le 31 mars, une intervention militaire menée en Libye par une coalition internationale sous prétexte d’assurer la protection des civils…

 

Mare Nostrum: BHL,"un télégraphiste d'Israël" à Benghazi


A Jérusalem (occupé), le 2 juin dernier, Bernard-Henri Lévy (BHL) a vendu la mèche en annonçant qu’il a remis un message du Conseil national de transition (CNT) à Benyamin Netanyahou l’informant que la Libye entretiendrait « des relations normales avec Israël » (1) si l’insurrection l’emportait.

 

Une base israélienne à la frontière algérienne ?



On sait qu’à chaque voyage en Cyrénaïque (Est de la Libye), BHL s’emploie à persuader le CNT de l’intérêt d’entrer en contact avec Tel-Aviv et qu’il n’hésite pas – selon ses dires - à évoquer la « grandeur d’Israël » devant des insurgés perplexes (2). Quelques dirigeants rebelles se sont laissés convaincre car la présence de conseillers militaires israéliens à Benghazi – des juifs d’origine libyenne ou maghrébine, dit-on – a fini par bruiter. Le document douteux, remis au gouvernement libyen par un officier de renseignement ukrainien, selon lequel le CNT accepterait l’installation d’une base militaire israélienne dans le Djebel Akhdar, près de la frontière algérienne – non démenti par les rebelles - peut maintenant être interprété comme un appel du pied (3).


On imagine la consternation - voire la panique - des chefs de l’insurrection qui ne s’attendaient pas à ce que leur décision de nouer des relations avec Israël soit ébruitée de cette façon. Abdel Hafiz Ghoga, vice-Président du CNT, a aussitôt démenti avoir chargé l’activiste pro-israélien de quoi que ce soit. Trop tard, le mal était fait dans l’opinion publique arabe. Les initiateurs de l’opération s’en moquent. Leur but est de convaincre les Etats qui n’ont pas reconnu le CNT en raison de la présence Al-Qaïda en Cyrénaïque. Israël, disent-ils, n’accueillerait pas favorablement les propositions des rebelles si l’influence des djihadistes était aussi importante que les spécialistes le prétendent.


Prendre l’Egypte en tenaille


En visite officielle en Israël, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, a avalé une nouvelle couleuvre en apprenant que le porte-parole de Benyamin Netanyahou avait confirmé les dires de BHL, son vibrionnant rival sur la scène libyenne. Le Premier ministre israélien qui reproche à la France de vouloir reconnaître la Palestine dans ses frontières de 1967, s’est fait un malin plaisir à remercier Nicolas Sarkozy pour l’intervention militaire française en Libye. Pour Netanyahou, le renversement du Colonel Mouammar Kadhafi permettrait à Israël de s’approvisionner plus facilement en pétrole - une denrée lui manquant cruellement - et l’avantage de prendre l’Egypte en tenaille en cas de conflit.

 

Gilles Munier.


Notes :


(1) Libye : BHL confie un message à Netanyahou (Europe 1 – 2/6/11)

http://www.europe1.fr/International/Libye-BHL-confie-un-message-a-Netanyahou-570017/


(2) Scènes de la vie dans la Libye libre, par Bernard-Henri Lévy (Le Point -13/3/11)

 

Ce texte est de Gilles Munier


(3) Une base militaire israélienne en Libye près des frontières avec l’Algérie (Ennahar Online – 19/5/11)

http://ennaharonline.com/fr/news/7455.html

 

Gilles MunierGilles Munier adhère en 1968 à des organisations gaullistes et milite depuis son retour en France, en 1971, au sein de l'Association de solidarité franco-arabe (ASFA), pour la libération de la Palestine et en faveur de liens de la France avec des régimes arabes, en particulier ceux d'Algérie, d'Irak et de Syrie.

Il s'installe en Bretagne en 1978 où il anime l'Association pour les échanges Bretagne-pays arabes (APEBA), puis Bretagne-Coopération Internationale (BCI) présidée par Jean-Yves Le Drian, maire socialiste de Lorient.

En octobre 1990, il va à Bagdad pendant l'affaire des otages et en revient avec 9 Français qui y étaient retenus. Il milite ensuite pour la levée de l'embargo contre l'Irak et le retour des entreprises françaises sur le marché irakien en participant à la création de l'Association franco-irakienne de coopération économique (Afice), soutenue par les anciens ambassadeurs de France à Bagdad, et Roselyne Bachelot, député RPR. Gilles Munier a été reçu à 5 reprises par le président Saddam Hussein.

De 1974 à 2003, Gilles Munier a organisé de nombreux voyages en Irak pour des parlementaires, des journalistes, des universitaires et des chefs d'entreprise, notamment sur le front de la guerre Iran-Irak, au Kurdistan irakien et pendant l'embargo. Il a quitté Bagdad en avril 2003, quelques heures avant le bombardement américain, avec une délégation des "Volontaires de la paix", composée de militaires français spécialistes des armes de destruction massive, venus dénoncés les mensonges de la propagande occidentale.

Il était membre de la Conférence de Bagdad organisée deux fois par an par Tarek Aziz, à destination des groupes de soutien à l'Irak venus d'Europe, de Russie, d'Inde ou d'Amérique latine.

En juillet 2003, il a reçu des menaces de mort sous la forme d'une lettre contenant une balle de 22 Long Riffle avec la mention: "La prochaine n'arrivera pas par la poste". L'auteur des menaces, un pro-israélien, dont la cave était bourrées d'armes et de munitions, n'a été condamné qu'à une peine symbolique.

Gilles Munier est - depuis 1986 - le secrétaire général des amitiés franco-irakiennes.  

                                                        site: www.resistance-politique.fr
Par BANDERA ROSSA - Publié dans : pcfcapcorse - Communauté : Un PCF de lutte des classes ! 

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